«Un match des séries» pour le Tricolore
2010-03-13 13:00
A-t-on prévu une récompense quelconque pour une séquence de cinq victoires? Comme, par exemple, une tournée payée par la famille Molson? Du caviar pour tout le monde?
C'est au gardien Jaroslav Halak que l'entraîneur-chef Jacques Martin a confié le mandat de poursuivre la série victorieuse du Tricolore. Il s'agira d'un troisième départ consécutif pour le Slovaque qui fera face au Finlandais Tuukka Rask.Pour la troisième fois cette saison, Montréal va tenter de signer samedi un cinquième gain d'affilée. Le Canadien a échoué à ses deux premières tentatives.
"Un match des séries", a lancé l'entraîneur Jacques Martin, vendredi, en parlant de l'affrontement contre les Bruins de Boston.
Le CH occupe le septième rang de l'Association Est, avec le même total de points (74) que les Flyers de Philadelphie, deux points seulement devant les Bruins - tout en ayant joué trois rencontres de plus que les Flyers et les Bruins.
"C'est très important. Une victoire et on augmenterait notre avance à quatre points", a souligné Martin.
Depuis la reprise des activités post-olympiques, le Canadien s'est détaché de plusieurs poursuivants grâce à une récolte de 10 points sur une possibilité de 12. Même s'ils remportaient tous leurs matchs en mains, les Rangers de New York, les Thrashers d'Atlanta, le Lightning de Tampa Bay et les Panthers de la Floride resteraient à court du Tricolore.
Regardant vers l'avant, l'équipe veut consolider son emprise sur une des dernières places disponibles en vue des séries éliminatoires.
"Nous ne nous préoccupons pas du total de points possiblement requis afin de participer aux séries, a répondu Martin quand on lui a demandé s'il estimait qu'une récolte de 90 points serait suffisante. Le plus important, c'est de continuer de bien travailler et d'aller chercher le plus de points possible."Nous abordons les matchs un à la fois, a-t-il enchaîné. Au retour de la pause olympique, nous avons mis l'accent sur un segment de sept matchs - quatre à l'extérieur et trois à domicile. Celui de samedi est le dernier. Après ça, on va s'attarder aux matchs de la semaine prochaine."
Les joueurs souscrivent à cette philosophie du "court terme" préconisée par l'entraîneur.
"C'est trop difficile d'essayer de prévoir combien de points il nous faudrait, a affirmé le vétéran ailier Brian Gionta. Vous devez faire en sorte de demeurer dans le top-8 de l'association le plus possible et essayer d'avoir le contrôle sur votre destinée."
Lapierre de retour
Ayant purgé la suspension de quatre matchs qu'on lui a imposée, Maxim Lapierre va renouer avec l'action face aux Bruins. Le pugnace attaquant tenait difficilement en place, vendredi.
"J'ai des fourmis dans les jambes et, de plus, je reviens contre les Bruins, a-t-il lancé. Ça va être un match émotif. Les deux équipes luttent pour une place en séries."
Lapierre va remplacer le jeune Ben Maxwell, qu'on a retourné à l'équipe-école de Hamilton vendredi, aux côtés des vétérans Glen Metropolit et Mathieu Darche au sein de la quatrième unité.
Son retour tombe pile. C'est lui qui a réussi le but gagnant dans le gain de 4-1 du Canadien à Boston, le 2 mars."On est content de revoir Maxim, a affirmé l'entraîneur. Il avait livré une excellente performance à Boston et il avait connu une bonne sortie à San Jose avant d'être suspendu. C'est un vétéran qui va ajouter de la profondeur à notre attaque."
Suspendu pour avoir poussé dans la bande l'attaquant Scott Nichol, des Sharks, Lapierre a refusé de commenter la décision de la LNH de ne pas sévir à l'endroit de Matt Cooke, des Penguins de Pittsburgh, qui a frappé Marc Savard des Bruins à la tête. Savard souffre d'une commotion cérébrale, et il sera absent au Centre Bell samedi.
"Je ne veux pas embarquer là-dedans, a-t-il mentionné. C'est la décision de la ligue et je respecte ça. En ce qui me concerne, c'est chose du passé."
Le Canadien va tenter de savourer un cinquième succès en six confrontations cette saison contre les Bruins. Il a subi sa seule défaite (3-0) au Centre Bell, le 7 février.
"Tous les matchs sont importants pour nous à ce stade de la saison, mais ceux contre nos rivaux directs le sont doublement", a avancé l'ailier Darche.

Mathieu Darche...
Le Montréalais a admis que ses coéquipiers et lui ne peuvent s'empêcher de jeter des regards furtifs vers les tableaux des résultats à l'étranger pendant le déroulement des rencontres.
"C'est le temps de la saison où on surveille ce qui se passe ailleurs, a-t-il révélé. Jeudi, j'étais sur le banc avec Glen (Metropolit) et je lui ai fait remarquer que les Bruins menaient les Flyers 5-1.
"Le bon côté de la chose, c'est qu'on ne regarde pas en se disant: 'Ah, il faut qu'eux perdent'. Comme on contrôle notre destinée, notre façon de penser est différente. Ce serait une autre histoire si on devait espérer à tout prix des défaites de nos adversaires", a résumé Darche.
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